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Études de cas

La Pierrette optimise ses processus de contrôles métrologiques avec KEYENCE

Le spécialiste reconnu des pierres d’horlogerie améliore sa répétabilité et augmente la cadence de ses contrôles avec le système de mesure dimensionnelle par imagerie Série IM de KEYENCE.

Depuis 1914, la Pierrette SA est au service des plus prestigieuses marques horlogères. Qualité, précision et fiabilité sont les maîtres mots de cette entreprise qui satisfait les plus hautes exigences en matière de pierres fines pour les mouvements de haute horlogerie, notamment pour les mouvements estampillés “ poinçon de Genève ”. Le premier objectif des pierres d’horlogerie est de minimiser les frottements. Un frottement métal sur métal induirait inévitablement à court terme un grippage du palier, avec en plus des surfaces de contact extrêmement réduites. Basée au coeur de la Vallée de Joux, berceau de la Haute Horlogerie, la Pierrette SA fabrique une large gamme de pierres, des plus classiques au plus complexes. En saphir ou en rubis, la société réalise toutes les pierres nécessaires aux mouvements des montres de luxe. Acteur majeur de ce marché avec un effectif d’une centaine de personnes.

« La fabrication des pierres d’horlogerie est complexe, car seul le diamant est plus dur que les matériaux que nous travaillons. De fait, l’usinage diamant est la seule possibilité. Les tolérances de fabrication sont aussi très serrées. Nous parlons d’intervalles de tolérance de 2 à 8 μ selon les caractéristiques visées. En conséquence, la fabrication ne peut se faire qu’avec des machines spécifiquement développées. En parallèle, tout ceci implique une activité métrologique intensive », explique Romain Conti, du service R&D de La Pierrette.

« Auparavant, tout se réalisait sur des bancs manuels et cela impliquait de longs processus pour notre service contrôle. Chaque pièce implique une caractérisation de multiples cotes. De plus, ce type de contrôle est réalisé à de multiples reprises durant le processus. Avec la Série IM, c’est beaucoup plus automatisé et rapide. Non seulement nous pouvons examiner une série de plusieurs pièces à la fois, mais aussi, la mesure est plus complète, car nous pouvons à présent également contrôler les défauts de formes ».

« En ce qui concerne la mise en place du système, elle a été relativement immédiate. La programmation est réellement intuitive. Nos exigences de précision nous ont amenés à instaurer une période probatoire pour qualifier les mesures obtenues. Nous voulions capabiliser l’équipement avec les mesures que nous obtenions avec les bancs manuels que nous utilisions, mais également avec des pierres étalons qualifiées par le METAS. Ceci nous a amené à optimiser certains réglages. Cependant, très rapidement après la mise en “ production ”, nous avons pu constater que la Série IM permettait de rendre l’ensemble du processus 5 fois plus rapide », ajoute Romain Conti.

Cette vitesse de traitement est essentielle pour La Pierrette qui fabrique plusieurs millions de pièces par an : « Nous devons contrôler 100% des pièces apparentes autant en termes de conformité que d’esthétique, mais pour le reste, étant donné notre volume de production, nous ne pouvons mesurer qu’une minorité de pièces. Ce système de mesure nous sert donc à améliorer la qualité en multipliant le nombre de contrôles. Cet aspect ainsi que l’accès direct aux statistiques de mesures offert par la Série IM nous aident aussi à identifier plus rapidement les dérives de production », explique Romain Conti.

« La Série IM a été immédiatement adoptée par les membres du Service contrôle. 5 à 6 personnes l’utilisent sur une base régulière », précise Romain Conti. Ce moyen de mesure dimensionnelle par imagerie permet de réaliser des mesures fiables en un minimum de temps et avec une précision accrue. Il suffit de poser la pièce à contrôler, d’appuyer sur le bouton et jusqu’à 99 cotes sont mesurées en quelques secondes avec une grande précision. Du fait de son fonctionnement automatisé et de sa répétabilité de ±1 μm, le système permet de supprimer les problèmes liés à la variabilité entre opérateurs.

« De plus, nous nous affranchissons des problèmes de répétabilité inhérents à nos bancs de mesure, comme l’usure des touches ou l’alignement des tables », conclut Romain Conti.

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